Les communiqués quotidiens de Fourar ne font plus l’unanimité

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Les bilans quotidiens suscitent des interrogations

Les bilans quotidiens du Comité scientifique de suivi de l’évolution de l’épidémie du Covid-19, diffusés par le docteur Djamel Fourar, ne font plus l’unanimité au sein de la famille scientifique, en particulier au sein de la corporation sanitaire à savoir des experts à l’intérieur et l’extérieur du pays.

Plusieurs experts estiment selon nos investigations que ce Comité navigue à vue, sans livrer des résultats réels de la situation qui prévaut dans le pays. Sur ce registre, un des membres du Comité, en l’occurrence, le docteur Elias Akhamok qui révèle sur la chaîne El Bilad , que le nombre de cas confirmés annoncés actuellement est en fait triple. Elias Akhamohk qui s’exprimait sur le chaîne El Bilad TV, estime que le nombre de cas confirmés serait d’environ 5 000 et celui de décès est d’environ 600, sachant que le dernier bilan de ce mardi faisait état d’un total de 1 468 cas confirmés et 193 décès.

Ce ton alarmiste est né de l’absence de transparence, qui est confirmé par certains experts interrogés par nos soins dans le cadre de nos investigations.
Sur ce plan, un de nos interlocuteurs, juge le porte-parole du Comité scientifique, non crédible compte tenu de l’importance de sa mission, en se référant à ses déclarations du 26 janvier 2020, qui aurait déjà assuré les algériens en déclarant »Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour éviter que le Coronavirus n‘entre en Algérie « sans révéler concrètement quelles étaient ces mesures?

« Aujourd’hui le porte -parole du comité du suivi épidémiologique du Coronavirus essaie de nous informer sur la situation épidémiologique du pays sans nous révéler avec exactitude la réalité des chiffres en rapport avec cette situation. Aujourd’hui plus que jamais la population souhaite une transparence totale sur les cas confirmés. le nombre exact de cas dépistés par Wilaya, la ou les méthodes de dépistage utilisées ainsi que le nombre de cas graves soignés aux soins intensifs » s‘insurge-t-il.

Cet avis serait partagé par plusieurs professionnels sur le terrain, pointant en particulier la problématique les chiffres rapportés sur l’évolution de l’épidémie du coronavirus COVID-19, à commencer par l’inexistence de chiffres précis sur la totalité des cas dépistés ce qui complique toute évaluation sur la propagation du coronavirus COVID-19.

A ce titre, le Professeur Noureddine Smail, chef de service épidémiologie, a estimé qu’”il est impératif de communiquer les chiffres réels sur les cas atteints et les décès, en dépit du fait qu’il est impossible de s’assurer pour certains cas de décès s’ils étaient réellement porteurs du COVID19 « a-t-il souligné.

Dans le même contexte, un de nos interlocuteurs note que certains professionnels chargés de la gestion de cette crise sanitaire, n’ont pas pris la mesure de la réalité épidémiologique du pays et appelle à la nécessité d’impliquer les médecins de l’ANP dont la compétence et la transparence ne sont plus à démontrer pour prendre en charge le dépistage massif seule solution appropriée pour sortir rapidement de cette crise en utilisant des bus de dépistage qui sillonneraient tous les quartiers de nos villes

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