Le 8 mai 45 et le premier pas de la nouvelle république

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Le 8 mai 1945, ouvre la voie à l'édification de l'Etat-Nation

La journée  du 8 mai 1945, aurait pu être une journée de liberté et de joie pour le peuple algérien, à l’instar de tous les peuples du monde qui avaient célébré la victoire contre le nazisme et le fascisme, si ce n’est l’atrocité du colonialisme français, qui en a décidé autrement ; et qui inversé toutes les espérances en la décrétant journée de deuil et de génocide, via les 45000 algériens assassinés froidement.
A l’occasion de la commémoration du 75ème anniversaire de cette journée, qu’est le 8 mai, une date qui coïncide avec  la distribution de l’avant-projet de la nouvelle Constitution, le peuple algérien est appelé à être au rendez-vous de l’histoire avec la proclamation de la nouvelle république, débarrassée des bombes à retardement de l’ancien colon, basées sur la division des algériens , pour des desseins avoués.
Aujourd’hui, dès l’annonce de la distribution de la mouture de la nouvelle Constitution, pour élargir le débat, et enrichissement afin de se débarrasser des lacunes et brèches de la Constitution de 2016, amendée par ordonnance non déclarée, au temps d’El Isaba, les rentiers de l’instrumentalisation de l’identité algérienne réapparaîtront virtuellement via certains comptes des réseaux sociaux pour exprimer leur tutorat sur le peuple algérien.
Deux minorités au nom de la surenchère religieuse, linguistique et identitaire, bien actionnées au temps de l’Etat profond pour mettre en otage le peuple algérien et cette majorité silencieuse, reviennent à la charge pour faire de la résistance au premier pas pour l’édification de la nouvelle république, où la compétence et l’effort seront les mots d’ordre pour postuler aux postes de responsabilités, et non les discours de l’instrumentalisation et la politique des quotas au sein des assemblées élues.
Ainsi, 75 ans après les sanglants massacres des 45000 algériens, le peuple aspire à travers la nouvelle Constitution, concrétiser la nouvelle république et la pérennisation de l’Etat-Nation