L’Algérie futur lion du continent africain :  Cible des hyènes du Nouvel Ordre Mondial(1ère partie)

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Synthèse du message vidéo aux Algériens du Président Tebboune

Par Djamal Yalaoui  Avocat au barreau de Paris

Correspondant associé au barreau d’Oran

La planète est devenue un immense chaos, au sein duquel, tous les repères s’effondrent les uns après les autres, comme si la théorie des dominos fût transposée, brutalement, dans la vie réelle de plus de 7 milliards d’êtres humains.

Le doute s’est distillé au tréfonds des méandres des plus solides certitudes.

Les crises sont devenues des séismes économiques, sociales, culturelles, spirituelles…Et comme lors de tremblement de terre, en fonction de leur degré sur l’échelle de Richter, elles engendrent, plus ou moins, de dégâts et leur multiplication fissure toujours, un peu plus, davantage les édifices que les pays, les nations ont édifié sur des décennies au prix de sacrifices.

Depuis l’effondrement de l’U.R.S.S, sous les coups de boutoirs des occidentaux et la chute du mur de Berlin, le monde est entré dans une spirale sans fin de destructions que, même, une troisième guerre mondiale n’auraient pas permis :

  • Le 11 septembre 2001 c’est l’anéantissement des tours jumelles de New York ;
  • Au seuil du 21ème siècle c’est la détonation de la bulle internet ;
  • En 2008 c’est l’effondrement des marchés financiers suite à l’explosion de la bulle des subprimes ;
  • Depuis 40 ans c’est le nombre exponentiel de guerres créées de toutes pièces, aux quatre points cardinaux de la planète (ex-Yougoslavie, Géorgie, Ukraine…Afghanistan, Irak, Libye, Syrie…) pour des considérations  de mise en place d’un Nouvel Ordre Mondial (NOM) par on ne sait quels grands architectes maléfiques !

Ce tableau désastreux, digne d’un extrait de film d’horreur, est porté à son paroxysme par une nouvelle forme de séisme : le tsunamis sanitaire de la pandémie du Covid-19.

Depuis cette année, 2020,  l’histoire de l’humanité, dans sa globalité,  subit et ressens le fer rouge de la  douleur et de la tragédie.

Après la mondialisation, la globalisation semble  annoncer un monde menaçant, fluctuant, flou, énigmatique et malsain !

La principale conséquence de ce constat, morbide, est que chaque pays comme chaque individu sera dans la nécessité de bâtir des fondations solides, au quotidien, échafauder sa propre résilience, charpenter solidement sa résistance aux répliques qui ont lieu après chaque séisme ou tsunami : les répliques peuvent faire plus de dégâts que le cataclysme, lui même.

Le nouveau Président algérien, Abdelmajid Tebboune, semble s’inscrire dans cette stratégie pour anticiper les secousses telluriques économiques à venir et préparer le citoyen algérien à faire face aux risques auxquels la Nation algérienne va être confrontée.

Gouverner,c’est, avant tout, prévoir !

C’est toute la noblesse de l’engagement, de la volonté d’un dirigeant pour défendre les intérêts de son peuple…

Pour certains dirigeants politiques : Gouverner c’est mentir ! 

 N’est-ce pas monsieur Macron, vous qui êtes toujours, prompt, a donné des leçons aux « roturiers africains », sans jamais vous les appliquer : « Faites ce que je dis pas ce que je fais ! »!

C’est dans cet esprit, que lors de son rendez vous avec les responsables des médias algériens, le jeudi 30 avril 2020 au soir et diffusé le 1er mai, Le président Tebboune a révélé qu’il avait décliné pour ne pas dire balayer (mais nous sommes diplomates et donc respectueux de la forme) la proposition  des institutions financières internationales, c’est à dire, le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM), d’accorder à l’Algérie des « facilités de crédits » à hauteur de 130 millions de dollars.

Monsieur Tebboune a précisé « nous préférons emprunter auprès de nos citoyens plutôt qu’auprès du FMI ou de la Banque Mondiale ».

Il a relevé que la masse monétaire qui circule hors du système financier officiel et conventionnel représentait « entre 6.000 milliards de dinars (42,57 milliards) et 10.000 milliards de dinars (près de 71 milliards d’euros) ». Le Président algérien a tenu a rassurer les détenteurs de ces fonds en en stipulant qu’ils auraient « toutes les garanties et les facilitations (…) pour contribuer à l’économie nationale ».

Le Président Abdelmajid Tebboune a, de surcroît,  déclaré « je préfère emprunter auprès des algériens que d’aller vers le FMI ou d’autres banques étrangères » car « lorsque nous empruntons auprès de banques étrangères, on ne peut parler ni de Palestine ni du Sahara Occidentale ».

La Palestine et le Sahara Occidentale sont deux constantes, intangibles, de la politique étrangère de l’Algérie et cette dernière est une des clés de voûte de la souveraineté nationale.

Le premier magistrat de l’Algérie, indépendante, a parfait son allocution sur ce sujet en proclamant « face à la crise du coronavirus, notre point fort est que nous ne sommes pas endettés ».

Face à cette attitude ferme et sereine, digne d’un feu Houari Boumediene, d’une part, alors que l’Algérie est le seul pays africain qui freine du pied et de la main, d’autre part ; les réactions d’indignation, flirtant avec presque l’injure, des « capots médiatiques de la finance internationale » ne se sont pas fait attendre !

Certains esprits avisés me rétorqueront, avec raison, qu’il n’y a « rien de nouveau sous le soleil de Satan » et que l’Algérie est sous la protection de la lune de Allah le très haut, en ce mois sacré du saint Ramadan!

Cependant, compte tenu que la pandémie du coronavirus qui n’est pas une crise de plus, mais le symptôme d’un bouleversement majeur des sociétés du monde entier, le mépris des titres de la presse affidée aux FMI et à la Banque Mondiale sont très révélateurs.

Dans les faits, et les faits sont têtus, les campagnes de dénigrement durent depuis des années :

  • L’hebdomadaire français « Le Point » de septembre 2019 titrait avec fracas « L’Algérie au bord de la cessation de paiement ». Les « journalopes » du Point prennent leur rêve pour une réalité palpable !!

Dès octobre 2019, la directrice générale du FMI Christine Lagarde ancienne avocate de la place de Paris ainsi que le président du groupe de la Banque Mondiale avaient exhiber « la disponibilité de leurs institutions à accompagner l’Algérie dans ses efforts, de développement ».

Dans ce monde où les muselières ne sont plus faites pour les chiens mais pour les nations souveraines,  « ces gens là » ont pris l’Algérie pour « un blaireau masochiste ».

En effet, cette « disponibilité à accompagner » l’Algérie est une invitation à se mettre à table avec le diable : le FMI accorde des prêts sous condition de la mise en place d’une tutelle qui oblige l’emprunteur à des politiques d’austérité drastiques. Rien n’échappe à leurs fourches caudines : en matière sociale, bancaire, budgétaire, import-export…Et même les affaires étrangères n’y échappent pas, comme l’a justement rappelé le Président Tebboune.

Je ne suis pas ici pour accuser le FMI et la BM,  encore moins faire leur procès : ils profitent à raison des faiblesses et de l’attitude de victimes consentantes, et elles sont nombreuses en ce bas monde.

  • Le quotidien français le Figaro de février 2019 annonçait  dans  son titre « Algérie : une économie à bout de souffle malgré des ressources abondantes », tel un Nostradamus de comptoir du café du commerce. Le pilier de bar remettait une dose dans son hebdomadaire le Figaro International de décembre 2019  qui titrait « L’ombre funeste du FMI plane sur l’Algérie » et en sous titre « La chute brutale du prix du pétrole laisse entrevoir une crise imminente ». 

Ces « merdias » et leur code de la haine qui a remplacé leur code de déontologie, à l’égard de l’Algérie, ne prennent aucune réserve dans leur commentaire fumeux (et non fameux !) : « Les autorités algériennes craignent par dessus tout l’ingérence des puissances étrangères. Mais il y en a une à laquelle, selon les économistes, elles n’échapperont pas, c’est celle du FMI, au mieux en 2022. A cette échéance, les réserves de change, 200 milliards de dollars en 2014, seront complètement épuisées et l’Algérie se retrouvera en cessation de paiement. ».

Depuis  quand l’économie est une science exacte au même titre que des mathématiques ???

Même la médecine du 21ème siècle, déposée sur un piédestal telle une divinité a démontré de manière, manifeste, avec la crise du Covid-19  combien elle était une science inexacte !! 

Quant aux économistes et aux prétendus experts, de tout bord, ils n’ont jamais été capables de prévoir l’explosion d’une quelque conque bulle ou crise financière !

  • Le média Jeune Afrique de mars 2020, qui n’a de jeune et d’africain que son nom, titrait « Coronavirus : l’Algérie enregistrera le pire déficit budgétaire de la région, prévient le FMI » et d’enfoncer le clou de la bêtise en sous titrant « la situation est pire que durant la crise financière de 2008 ».

Ils ont juste oublié, ces idiots utiles du système dont ils sont les affidés, qu’en février 2020 Jean François Dauphin, chef de la division Moyen-Orient Asie Centrale du FMI, avait constaté une « vraie volonté de changement » de la situation de l’économie algérienne. Il soutenait que l’Algérie disposait « d’un potentiel énorme » en la matière et d’une population « jeune et instruite ». 

Il ajoutait, en sa qualité de donneur de leçon néocolonialiste du siècle dernier, que « les marges de manœuvre sont relativement réduites », en citant notamment la baisse des niveaux de réserves de change de l’Algérie depuis « le choc » pétrolier de 2014 !

Monsieur Dauphin, qui a l’habitude de nager en eau trouble et dont la visibilité est réduite à l’égard de certains pays,  s’est senti obligé de mettre en exergue la nécessité de transformer et de diversifier l’économie algérienne de manière à mettre en valeur tous les gisements de croissance qui existaient pour la création d’emploi.

 Cela s’appelle « enfoncer des portes ouvertes » avec en supplément une morne condescendance : comme si l’Algérie avait  attendu monsieur Dauphin telle un messie, qui vient déclamer sa parole magique, aux ignorants que nous sommes !! 

Que « ces gens là » aillent balayer, d’abord devant leur porte !

Les pays de la zone de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) c’est à dire les pays occidentaux vont connaître une récession de l’ordre de -6% à -10%, en 2020, quand l’Algérie va connaître une croissance de 0,7% à 1%.

C’est vraiment « l’hôpital qui se moque de la charité », mais nous sommes  musulmans et au surplus en période de Ramadan et donc on ne va pas jouer les snipers sur des ambulances, nous ne sommes pas dans la bande de Ghaza et nous respectons nos opposants!

  • Le Monde Afrique du 2 mai 2020  titrait avec des relents de regrets « Le président algérien exclut le recours au FMI malgré la chute du pétrole » et 
  • Le Financial Afrik du 3 mai 2020 lui emboitait un pas claudiquant en titrant « L’Algérie refuse le prêt du FMI : idéologie et rationalisme ».  A défaut de se taire on préfère continuer à ergoter : « ces gens là » devraient avoir pour dogme accroché à leur boutonnière, « quand ton silence est plus beau que tes mots, alors tais toi ! » il gagnerait en humilité, donc en intelligence et par conséquent en crédibilité !

« Ces gens là » qui ont, décidément, une mémoire a géométrie variable négligent d’évoquer que l’Algérie détiens 5 milliards de dollars, sous forme de titre, sur le FMI : l’Algérie est le créancier du FMI !

« Ces gens là » occultes que l’ancien Ministre des Finances Mohamed Loukal avait annoncé que l’endettement extérieur de l’Algérie se fera uniquement auprès des banques de développement dont elle est membre, comme la Banque Africaine de Développement et la Banque Islamique, notamment.

Si le FMI est « un véritable mamamouchi mamamouchant », il n’a pas tord quand il dit que l’Algérie a une religion politique gravée dans les veines de son histoire : sa souveraineté érigée en identité !

« Ces gens là » ne peuvent pas comprendre que l’identité ne se perd pas,, elle s’acquiert aux forceps. L’algérien préfère manger un seul repas, par jour, plutôt que devenir le serviteur soumis et méprisé du Nouvel Ordre Mondial : dignité et liberté sont indissociables !

C’est pourquoi, les lions ne pactisent pas les hyènes, et l’Algérie n’a pas fini de contrarier la feuille de route ou l’agenda de « ces gens là ».

L’Algérie continue a dérangé l’histoire de la vieille France tel un jeune adulte plein d’énergie et d’avenir.