Le Maroc « dévoré » par l’entité sioniste

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Mohamed VI
Mohamed VI à la solde du sionisme

Le Premier Ministre de l’Entité Sioniste Benjamin Netanyahou, a présenté mercredi 17 mai 2020, son nouveau gouvernement, où figurent 10 ministres d’origine marocaine, sur un nombre de 34 ministres.

Parmi les plus connus, le  travailliste Amir Peretz, et le dauphin de Netanyahou, le ministre de la Justice Amir Ohana, né de parents marocains. Autre nom, celui symbolique de Orly Levy, fille de David Levy, qui fût ministre des Affaires étrangères à une époque où les Juifs arabes étaient rarement appelés à des postes de direction politique.

« L’arrivée de Marocains à des postes clés dans l’appareil d’État, l’armée, le Parlement, la recherche et la classe politique bouleverse la société israélienne », expliquait Perla Cohen, sociologue et historienne chargée de mission auprès du président des communautés juives du Maroc, « Il ne faut pas oublier que les citoyens d’origine marocaine en Israël sont un peu plus de 800 000 » fera-t-elle savoir.

Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement de l’entité sioniste compte plusieurs « Marocains ». En 2013, l’équipe du même Netanyahou comportait déjà un natif de Bejaâd et un autre d’Essaouira.

Pour beaucoup d’observateurs, cet acquis est à mettre à l’actif de l’éternel Conseil du Guide des Croyants, en l’occurrence André Azoulay, dans la mesure où le père de l’actuelle directrice générale de l’UNESCO, n’a pas bougé de son siège depuis 40 ans. Ce dernier avait réussi à, concocter un rapprochement entre le Palais Royal, à l’époque d’Hassan II, entre le défunt monarque et les anciens Premiers Ministres de l’entité Sioniste, Ishak Shamir, Shimon Peres, Manahim Begin, et l’assassiné Ishak Rabin. Un rapprochement reconduit avec l’actuel Roi Mohamed VI et les Premiers Ministres de l’entité sioniste Ehud Olmert, Ehud Barack et Benjamin Netanyahou.
sur ce registre, il faut bien préciser, que les liens étroits entre les deux régimes datent de la guerre de 1948, avec l’implication effective d’un nombre relativement appréciable de sépharades, des années 50, avec le rapatriement de juifs marocains vers la Palestine Occupée, de la guerre des sables entre l’Algérie et le Maroc avec un soutien logistique et de renseignements en faveur du régime du Makhzen, de la grande trahison de la cause arabe, et palestinienne en particulier à l’occasion de la tenue du Sommet Arabe de 1967 au Maroc, où les services de renseignements sionistes du Mossad, bénéficiaient de toutes facilités pour espionner les dirigeants arabes venus aqu Maroc, pour coordonner leurs actions en vue de contrecarrer les plans d’annexion des territoires arabes par les sionistes.

Après la victoire arabe de 1973, le régime marocain jouera un rôle déterminant dans la conclusion de l’accord de paix de 1979 entre l’Egypte d’Anouar Al Sadate et l’entité sioniste dirigée à cette époque par Manahim Begin. Sur ce plan, il faut noter le rôle joué par Hassan II, dans le voyage du Raïs égyptien vers El Qods Occupé, le mois de novembre 1977.

Les vérités de l’Auteur du « Printemps des Sayanims »

Pour le journaliste français, natif du Maroc, Jacob Cohen, connu pour être l’ennemi de l’Apartheid du sionisme, l’arrivée de 10 ministres d’origine marocaine, dans le cabinet de Netanyahou,il s’agit ni plus ni moins que d’un pont supplémentaires.
L’auteur du « Printemps des Sayanims » dénonce dans une récente déclaration, la naïveté marocaine, « Il s’agit bel et bien d’une belle naïveté, accoutumées qu’elles sont aux déclarations creuses et enflammées » dira-t-il, s’interrogeant au passage « Comment répondraient-elles en effet lorsqu’Israël exigera concrètement les milliards de dollars  en contrepartie des biens prétendument extorqués aux juifs marocains ayant quitté leur pays ?.
Pour Jacob Cohen, le Maroc s’enorgueillirait d’avoir 10 anciens Marocains dans le nouveau gouvernement sioniste (on a les fiertés qu’on peut) dont un ancien chef de Tsahal,(armée de l’entité sioniste) dont on peut imaginer la haine vis-à-vis de tous les Arabes.

Dans le même cadre, Jacob Cohen, estime que le Maroc de Hassan II, à travers l’acceptation de rapatriement de milliers de juifs marocains vers les territoires palestiniens occupés, via l’agence juive dès 1961, le Maroc est tombé résolument dans les bras de  la France , les USA et l’entité sioniste applaudissant secrètement à la défaite de Nasser. En 1986, à l’instigation d’André Azoulay, Hassan II a reçu ouvertement et chaleureusement Rabin et Péres qui étaient en train d’écraser l’intifada. Mais le peuple marocain reste profondément hostile à une normalisation officielle avec le régime sioniste. Alors on l’habitue progressivement à la présence israélienne par la musique (orchestre andalou israélien) les pèlerinages et la coopération agricole. « A ma connaissance, le Maroc est le seul pays arabe qui a accueilli officiellement le Projet Aladin, monté par André Azoulay en 2012, pour « sensibiliser les populations musulmanes au drame de la shoah », en fait pour produire de la sympathie pour Israël et interdire toute critique sous prétexte de résurgence de l’antisémitisme » dira- Jacob Cohen .

Des voix marocaines contre la normalisation avec l’entité sioniste

Le peuple marocain dans sa majorité demeure opposé à toute normalisation avec l’entité sioniste et ne cesse de dénoncer les actions de certains lobbys sionistes,  bien bénies par le Guide des Croyants et Président du Comité d’El Qods.
Parmi ces voix, Ahmed Ouihmane , président de l’Observatoire marocain contre la normalisation avec l’entité sioniste, condamné à un mois de prison ferme pour avoir revendiqué de faire sortir des tiroirs la proposition de loi criminalisant la normalisation avec Israël , exprimée depuis 2013.

Le Makhzen courtise l’AIPEC dans le dossier du Sahara Occidental

Le Makhzen se jette de toutes ses forces pour arriver à concrétiser son projet de « marocanité » du Sahara Occidental, contre le courant de la légitimité international, et du droit international préconisant un référendum d’autodétermination.
Pour en arriver à renverser le droit international, le régime du Makhzen tente bien que mal d’entretenir des alliances sournoises, inacceptées par le peuple marocain, comme cette reconnaissance non proclamées de l’entité sioniste. Sur ce plan, les responsables marocains tentent bien que mal de se rapprocher de la plus puissante organisation sioniste l’AIPEC, pour sceller des lobbyings politiques, économiques et médiatiques, en vue de soutenir le projet de la « marocanité du Sahara Occidental ».
Ainsi, un proche du patron des services du renseignement marocain DGED,Mohamed Yassine Mansouri, natif de la même localité marocaine que le sioniste Amir Peretz se délecte et piaffe de fierté dans l’un des mails, car un influent dirigeant d’une organisation sioniste lui a proposé d’intégrer le conseil d’administration de cette organisation. «Jack Avital m’a proposé de faire partie du Conseil d’administration de son organisation (une première, un musulman dans une organisation de lobbying juif !) aux côtés du sénateur démocrate Schummer, du congressman Antony Winner, du gouverneur de New York et de plusieurs grands businessmen influents de la place», s’exclame-t-il dans un mail adressé au numéro un du renseignement marocain. Le proche de Mohamed Yassine Mansouri clame au plus fort, qu’il s’est rendu à Tel Aviv, pour rencontre le président de la multinationale Elbit (spécialisée dans la haute technologie des systèmes de sécurité) qui a roulé sa bosse au Mossad et ami de Jack Avital.

Le patron  du DGED aurait été  invité au mariage du fils du sioniste Jack Avital, mais faute de lui faire une mauvaise publicité , au sein de l’opinion publique marocaine, il aurait décliné l’invitation