Radio.M: les petits ragots du Grand Maghreb

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«Radio M» d’Alger et «Radio corona» des USA , les décibels des ragots

Les deux documentaires diffusés par les chaînes publiques françaises sur le Hirak en Algérie, ont suscité l’indignation des Algériens et ont mis au-devant de la scène les agitateurs du tout chaos.

Parmi, les agitateurs, le porteur de la casquette de la presse, mais à sens unique à savoir El Kadi Ihsene, directeur du journal Maghreb Emergent et la radio subversive Radio M. 

Éclaboussé par une histoire de financement étranger de ses médias, El Kadi Ihsene s’attaque (directement ou à travers ses « invités ») à celles et ceux qui ne partagent pas ses idées ou ses agendas, liés à des officines étrangères.

Sur ce plan, beaucoup de nos consœurs, confrères et observateurs de la scène politique nationale, issus de la sphère indépendante du système, se sont indignés des attaques dont a fait l’objet le professeur en philosophie et personnage nationaliste connu dans le milieu intellectuel, Mohamed Bouhamidi.

Ce dernier, invité d’une émission diffusée par la télévision publique algérienne, a étalé objectivement les péripéties du Hirak béni, et dénoncera les manœuvres de certaines ONG et activistes, qui tentent de détourner le mouvement populaire pour servir les intérêts néocolonialistes et otanesques.

En quoi Bouhamidi dérange et pour quelle raison n’a-t-il jamais été invité au CPP de Radio M? Pourquoi, par exemple, ne pas l’avoir convié à l’émission du 27 mai dernier pour s’expliquer au lieu de bassement médire à son sujet? 

Il est certain qu’El Kadi Ihsene craint le débat ouvert et la confrontation d’idées. Ne devrait-il pas, au nom de la liberté d’expression qu’il croasse à longueur d’émission, admettre l’opinion opposée pour enrichir la discussion?

On doit convenir que l’espace médiatique d’El Kadi Ihsene, Radio M, a toujours été un « club privé », réservé à des « copains » qui disent la même chose sur les mêmes sujets. Ils énoncent pompeusement des lapalissades tout en pensant avoir inventé une nouvelle philosophie. Une heure durant, ils blablatent des banalités et rentrent ensuite chez eux, fiers d’avoir fait la révolution. 

Qu’on se le dise : il n’y a jamais eu un débat contradictoire digne de la démocratie prônée par le « club » du CPP.

Une question se pose alors: pourquoi s’en être pris à Mohamed Bouhamidi et non à Abed Charef qui a participé, lui aussi, la même semaine, à une émission de la télévision publique?

La réponse est claire: Abed Charef fait partie du « club » du CPP (il y participe régulièrement) et, de ce fait, est un intouchable. 

Mais revenons aux choses sérieuses. Vous rappelez-vous du gars qui avait provoqué un tollé général avec ses déclarations mensongères sur une chaîne française? Un certain Francis Ghiles à qui l’ambassadeur de France doit une convocation par le ministère des affaires étrangères?

En 2014, Ihsane El Kadi et Abed Charef l’ont reçu en très grande pompe à Radio M. Et il n’y avait aucune austérité en termes de qualificatifs :

« Sa connaissance du terrain politique et social, sa proximité avec les acteurs publics et les grands faiseurs d’opinions combinés à son background historique font de Francis Ghiles un consultant recherché dans les boards des grandes compagnies et dans les chancelleries.

Les auditeurs de Radio M auront donc le privilège d’écouter ses points de vue sur l’ensemble des grandes questions géopolitiques qui intéressent l’Algérie… ».

Mais Ihsane El Kadi et Francis Ghiles sont de plus vieilles connaissances : en 2008, ils ont animé conjointement une conférence à l’IFRI

Aujourd’hui, déshabillé et rattrapé par le financement étranger de ses médias, El Kadi Ihsene et ses invités versent dans l’instrumentalisation des effets socioéconomiques de la pandémie du coronavirus, en misant sur une éventuelle grogne sociale pour grossir les rangs du mécontentement afin de couvrir les actions de détournement du mouvement populaire

Une façon comme une autre de jeter de l’huile sur le feu, histoire de semer le chaos en Algérie.