Attaques puériles contre le livre d’Ahmed Bensaada

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Attaques puériles contre le livre d’Ahmed Bensaada

Par Mehdi Messaoudi

Le récent livre-enquête d’Ahmed Bensaada « Qui sont les ténors autoproclamés du Hirak ? » a non seulement dévoilé les noms, entités et officines qui tirent profit du détournement du Hirak, mais aussi la faiblesse et la puérilité des analyses de de certains supposés enseignants, chercheurs, sociologues, journalistes et politologues. 

Cela se confirme quotidiennement depuis la sortie du livre, puisqu’on assiste à un déferlement d’attaques synchronisées et stéréotypées contre l’auteur jugé coupable d’avoir fait des recherches scientifiques, loin de la surenchère politique ou partisane.

Les détracteurs choisissent certaines tribunes médiatiques pour s’attaquer au livre, sans le lire ou en débattre. Pire encore, ils se versent dans la vindicte, l’insulte et les diarrhées verbales, à l’encontre de l’auteur Ahmed Bensaada, « coupable » d’avoir dévoilé les plans américano-sionistes et néocolonialistes contre les États-nations dans plusieurs articles et ouvrages, durant presque deux décennies. 

Parmi les tribunes médiatiques octroyées à ces détracteurs novices et infantiles, on cite Le Quotidien d’Oran, le Matin d’Algérie et El Watan, ce dernier s’étant illustré avec pas moins de trois articles absolument creux qui éludent le but principal : le contenu du livre.

La palme de cet enfantillage revient très certainement à M. Ahmed Dahmani, avec sa contribution publiée ce samedi par El Watan et intitulée : « L’Algérie, un grand pays pétrolier et gazier, vraiment ? »

Éléments de réponse à une tentative de mystification ».

 L’auteur qui se présente comme économiste et enseignant-chercheur, doit impérativement revoir les notions de base de la pédagogie. En effet, sa copie vaut un beau et grand zéro tout rond puisque son texte est complètement et caricaturalement « hors-sujet ». 

Au lieu de répondre aux questions sérieuses soulevées par le livre, l’auteur de l’article se focalisera sur une phrase de la postface rédigée par Richard Labévière, pour nous parler des hydrocarbures. M. Dahmani, savez-vous que le contenu du livre d’Ahmed Bensaada est totalement consacré à ceux qui tentent de détourner le Hirak de sa vocation algérienne, au profit d’agendas étrangers? Qu’il n’a à aucun moment abordé le sujet du pétrole? Si vous avez des compétences dans ce domaine, publiez vos théories abracadabrantes dans des revues spécialisées au lieu de venir, vous aussi, polluer le débat avec votre marée noire autour d’une question majeure sur le Hirak.

M. Ahmed Dahmani rejoint M. Tawfiq Belfadel qui se dit « écrivain-chroniqueur ». Ce dernier a publié un article dans Le Matin d’Algérie (un autre journal qui mène une campagne de salissage contre Ahmed Bensaada) un article ayant pour titre : « Les mauvais comportements de certains éditeurs : Samar, APIC, F. Fanon ». Il y évoque ses déboires avec plusieurs maisons d’édition qui, prétend-il, refusent de publier ses « chefs d’œuvre ». À la lecture de son texte, trois commentaires viennent à l’esprit.

1- Quand on a un problème avec une maison d’édition, on peut probablement l’accuser de je ne sais quoi. Mais quand on des problèmes avec trois éditeurs différents, le problème c’est certainement l’auteur.

2- Si le style utilisé dans ce texte est le vrai style de cet auteur, le refus des éditeurs est parfaitement compréhensible.

3- Admettons que cet auteur a des problèmes avec des éditeurs, mais que vient faire Ahmed Bensaada dans cette histoire? 

À moins que cette anecdote rocambolesque ne soit qu’un subterfuge pour salir la réputation d’Ahmed Bensaada comme avec les hydrocarbures de M. Dahmani.

Que nous réservent dans l’avenir El Watan et Le Matin d’Algérie? L’histoire d’un gars qui a trouvé une mouche dans son café et que c’est la faute à Ahmed Bensaada?

Quand la médiocrité règne, l’incompétence est une règle, la roublardise une culture (Bihmane Belattaf).