Retour sur le remaniement ministériel

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Retour sur le remaniement ministériel

Le président de la république Abdelmadjid Tebboune a procédé ce mardi à un remaniement ministériel, après une mûre réflexion et une analyse profonde liée à la conjoncture actuelle, marquée par les effets socioéconomiques impactés à la pandémie du Covid-19.

Le remaniement en question loin d’être un coup de tête ou d’humeur, répondait à la nécessité de garantir une meilleure efficacité de l’action gouvernementale en vue de booster l’économie nationale. Si l’action gouvernementale durant ces derniers six mois,était sérieusement affectée par les effets du Covid-19, le président Tebboune insistait  sur l’exigence de la concrétisation des objectifs tracées. Et là, l’optimisation et l’efficacité exigeaient un lifting pour garantir les meilleurs résultats possibles.

Dès  sa prise de fonction au lendemain de son triomphe à la présidentielle du 12 décembre 2019, le  président Tebboune fera appel dans son premier gouvernement à des personnalités honnêtes, crédibles et propres dans l’esprit du Hirak,comme l’indique la présence de hirakistes dans le gouvernement dirigé par Abdelaziz Djerad.

La conjoncture actuelle imposera la nécessité de faire appel à des personnalités d’expérience, capables de concrétiser le programme initié par le président Tebboune

Energie : Retour d’un habitué de la maison et nomination d’un ministre-expert pour la transition énergétique

Ainsi, dans le secteur névralgique et stratégique, il a été fait appel à un habitué de la maison, en la personne d’Abdelmadjid Attar, ancien PDG de la Sonatrach, appelé à relever le défi d’augmenter les investissements et la production dans un secteur stratégique pour le pays. Ce choix, est conforté par la nomination du Professeur Chemseddine Chitour dans le poste de ministre de la transition énergétique, un dossier qu’il maîtrise parfaitement et qui ne sera que bénéfique pour la concrétisation des opérations et actions allant dans le sens du développement durable.

Intérêt particulier pour le secteur des mines

Pour relancer un secteur sous-exploité jusqu’à présent, il a été fait appel à Mohamed Arkab, ancien ministre de l’Energie, et qui sera appelé à concrétiser un vaste programme susceptible, de renflouer les caisses de l’Etat, si on tient compte des potentialités et richesses que recèle l’Algérie dans le secteur minier. Mohamed Arkab sera confronté au défi de revaloriser la richesse minière, qui n’a rien à envier à la richesse gazière et pétrolière. Les mines sont un des grands atouts de l’Algérie, dont les richesses doivent contribuer au développement économique.

L’économie des connaissances, l’autre défi

Dans son programme, le président Tebboune accorde un intérêt particulier à l’économie des connaissances, comme l’indique la création d’un ministère du numérique, chargé de la numérisation de tous les secteurs, la concrétisation du

-e-gouvernement. Relever ce défi, c’est garantir la transparence dans tous les secteurs et permettre le stockage des données ici en Algérie. L’économie des connaissances exigera un département de statistiques, appelé à offrir des

Statistiques fiables. Les statistiques demeurent le talon d’Achille de l’économie algérienne.

Travaux Publics et Transport

Ces deux secteurs ont été regroupés par le passé uniquement pour faciliter l’octroi des marchés à certains. Ni les transports ont été gérés ni les travaux publics.

Transports

-Le secteur est à l’agonie. Il est déstructuré

-Une révolution s’impose dans ce secteur. Développer le maritime longtemps entre les mains des étrangers, l’aérien en créant un hub, le ferroviaire.

Le pavillon algérien doit s’imposer.

Travaux publics

-Tout le monde connaît ce qui s’est passé dans ce secteur.

-On doit désenclaver des régions

-Entretient des autoroutes.

-Relance du projet du port du centre.

-La voie ferrée vers les hauts plateaux et le sud.

PMI/PME

-Un des engagements phare du président

-Il faut créer d’ici la fin de l’année un nombre considérable de petites entreprises.

-Ce ministère est placé sous l’autorité du PM

-La jeunesse est l’atout de ce pays. Ce ministère doit encourager la création d’entreprises pour un nouveau départ de l’économie.

Communauté algérienne à l’étranger

-Ce poste n’est plus sous la tutelle du MAE, il relève désormais du PM.

-Les Algériens vivant à l’étranger sont des citoyens comme ceux qui résident ici. Les mêmes droits.

-Ce département à une portée politique et économique. Il doit permettre aux algériens vivant à l’étranger de contribuer au développement de leur patrie

-La diaspora est partie prenante.

Sport d’élite

-L’Algérie doit devenir une terre de champions dans toutes les disciplines.

-Le pays a dégringolé dans toutes les disciplines.

-Jadis il avait des champions dans toutes les disciplines

-On doit créer toutes les conditions humaines et matérielles pour former des champions. La prise en charge doit se faire à partir de l’école primaire.