Nouvel exemple de l’usage généralisé du mensonge comme arme politique : Youcef Rezzoug diffame Atika Boutaleb.

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Nouvel exemple de l’usage généralisé du mensonge comme arme politique : Youcef Rezzoug diffame Atika Boutaleb.

Par Collectif novembre pour le socialisme

Youcef  Rezzoug affirme que Atika Boutaleb aurait écrit que Khaled Drareni a tout fait pour entrer en prison et en retirer une image gratifiante. Il n’en fournit aucune preuve, ni capture d’écran ni lien vers un post Facbook ou un article.

Elle n’aurait, si c’était vrai, qu’exprimé une opinion et une interprétation des conduites de Drareni : en a-t-elle le droit ? Il répond à sa propre allégation en attaquant Atika sur le plan personnel en fabricant un tissu de mensonges.

A aucun moment de son attaque, il ne s’en prend à une idée ou à une position politique d’Atika.

Atika a suivi son mari à San Diego, au sud des USA, à six heures de vol de l’ambassade algérienne à Washington. Elle est militante des Talae de Benflis et affiche cette appartenance, en a-t-elle le droit ou est-ce un crime que de ne pas être dans d’autres rangs politiques que ceux de Rezzoug et de sa mouvance générale dite démocrate ? Comment prendre cette appartenance, publiquement affichée, pour une faute et avancer l’énormité qu’Atika est dans un quota de privilégiés de la cour de Bouteflika qui hait Benflis.  Cette haine a poussé Sellal à bloquer le renouvellement de l’agrément de la Fondation de l’Emir Abdelkader. Dans nos rares mais très longues rencontres, le père de Atika, président de cette fondation m’en a expliqué les raisons : il a refusé de soutenir Bouteflika pour le quatrième mandat et a fait connaitre dans les formes requises sa sympathie pour Benflis dans ces élections d’avril 2004.

S’attaquer aux individus est un raccourci commode dans la lutte politique. Cela permet d’éviter les risques de la confrontation d’idées. Mais cela permet surtout d’utiliser un puissant levier d’agréger des groupes par la peur ou par la haine. On transforme ainsi des groupes politiques en meutes agrégées par des chefs de meutes, soudées par un ennemi externe, idéologisées par la vénération des idoles et dirigées par des gourous.

Je publie la réponse d’Atika Boutaleb en soulignant que dans cette logique de meute Lounes Hocine est allé sur le mur d’Atika et a produit cet argument ahurissant.

Voilà l’échange entre les deux sur le mur d’Atika

“Atika Boutaleb Lounes Hocine j’attends les vérités dont vous parlez monsieur, que craignez-vous ?

Lounes Hocine Atika Boutaleb vos déclarations et les siennes ! Pourquoi doit-on vous croire et pas lui ? Ayez le courage d’aller au bout de vos pensées jusqu’à ce que vérité s’ensuive !”

Ainsi pour Lounes Hocine la victime de la diffamation doit apporter la preuve de ce qu’elle dit, donc suspecte de mentir, mais le diffamateur est dispensé de prouver ce qu’il avance et sa parole est d’évangile ? C’est une illustration parfaite des agrégats sectaires.

La publication de cette réponse d’Atika ne répond pas au besoin de la défendre mais à celui d’alerter les lecteurs de notre blog à quel point, le mensonge, la fabrication de narrations, l’émission de fausses vérités et de vrais mensonges est devenue l’arme politique unique des animateurs de ces groupes et courants qui se disent “Hirak”. Si des algériens pensent que le “Hirak” n’est pas ce prétendent les Rezzoug et Lounes Hocine de toutes sortes, ils doivent s’adresser à eux pour mettre au clair enfin ce qu’est ce ” Hirak”. Pour ma part, j’ai dit et publié qu’une mobilisation populaire authentique s’est produite entre fin février et début mai et a réussi l’exploit, presque le miracle, de mettre en échec la gouvernance maraboutique de Bouteflika au profit des oligarchies et de soumission de notre pays au néocolonialisme d’une Françalgérie   pas encore vaincue et même plus active que jamais.

Plus que jamais nous devons faire attention à ces attaques qui visent toujours les personnes, jamais les idées ou les programmes. C’est d’ailleurs ce qui devrait nous alerter d’abord. Ensuite il faut faire attention que ces attaques s’adressent toujours à nos émotions et révèlent des “choses révoltantes”. Elles s’adressent à notre “idéal du moi” pour que nous ne puissions ne pas réagir devant la “vilenie” des actes qu’on a fabriqués à la victime. Cette publication entre donc dans la catégorie “Education Formation” de notre blog.