Le port d’Oran et le syndrome d’El Bouchi

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La facture des services importés s'élève à 12 milliards de dollars

La gabegie, le mensonge et les coups bas continuent de peser sur l’activité commerciale en Algérie, portant un grave préjudice à des institutions de l’Etat, censées être des régulateurs et protecteurs de l’économie du pays et de la santé des algériens.
La semaine dernière, une information sur une opération de  saisie de cargaison  de viande bovine destinée à la commercialisation à Alger en provenance d’Oran, effectuée par les services de sécurité, en partenariat avec les services de commerce, suite à une alerte donnée par l’association algérienne de protection du consommateur APOCE , a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Ces réseaux ont même évoqué l’intervention du ministre du Commerce Kamel Rezig, quelques heures avant son départ pour la wilaya de Tamanrasset pour une visite de travail.

Pour mettre la lumière sur cette affaire, Algérie54, est allée s’enquérir sur les réels effets de cette histoire liée à une concurrence dans une activité commerciale d’importation d’un produit de forte consommation à savoir la viande bovine fraîche.

La concurrence de la viande pue la gabegie et les coups bas

En effet, deux cargaisons de viande bovine fraîche, entrées au port d’Oran, dans deux dates distinctes, le mois de juillet, importées par une entité commerciale domiciliée à Alger, ont été mises en dépôt par les services de douanes du port d’Oran, faute de dérogation sanitaire vétérinaire DSV, exigée pour le dédouanement de la marchandise. Il s’agit de deux cargaisons de 4 et 9 conteneurs d’environ 25 tonnes de viande bovine fraîche, chacun.

Conformément à la réglementation en vigueur, et en se référant aux délais liés à la date de péremption du produit  ,les services compétents des douanes ont saisi les instances judiciaires d’Oran, pour une opération de mise en vente aux enchères après l’expiration des délais de dédouanement d’un produit périssable.
L’opération de vente aux enchères organisée après l’obtention d’une ordonnance du tribunal d’Oran, effectuée le 19 août dernier, conformément à la réglementation en vigueur,a vu la participation de deux entités commerciales, qui se sont adjugé les lots mis en vente, une à Oran et une autre à Alger propriétaire de la marchandise saisie, dont on murmure qu’elle est proche du réseau de Kamel El Bouchi.

Et là, le propriétaire de l’entité d’Oran acheminera sa marchandise vers Alger, dont les dates de péremption des deux cargaisons sont situées entre le 31 août et le 8 septembre prochain, et sera surpris par un coup bas de l’entité concurrente, et la complaisance de certains fonctionnaires des services du commerce et de certains propagandistes et pseudos protecteurs des consommateurs , comme au bon vieux temps d’El Isaba, dans le but d’éviter que la marchandise soit commercialisée sur le circuit légal, en vue de contraindre le patron de l’unité d’Oran à aller vers le circuit de transformation. L’objectif assigné était de priver le consommateur d’acheter la viande bovine fraîche à un prix abordable, sachant qu’il était impensable que les services de douanes attribuent des documents pour la commercialisation d’un produit périssable

La marchandise avariée d’El Bouchi pue

Les passants, et automobilistes de la route du port d’Oran , ainsi que les riverains à savoir les occupants des immeubles du boulevard de l’ALN «  Ex : Front de mer » ont certainement ressenti l’odeur insupportable que  dégage une marchandise avariée non détruite.
Renseignement pris, il s’agit de la marchandise de la viande transportant les 701 kg de cocaïne, saisie par les services de sécurité en mai 2018, qui attend sa destruction. L’opération devrait être effectuée par la commission de la marchandise avariée en séjour prolongé dans des zones portuaires et extra-portuaires CASP.