Edification d’une nouvelle Algérie et résistance au changement

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Edification d'une nouvelle Algérie et résistance au changement

A quelques semaines de la tenue du référendum populaire sur la révision de la Constitution prévue le premier novembre prochain, la scène politique s’agite malgré les contraintes de la crise sanitaire, boostée par les derniers développements liés aux appels de dissolution des assemblées populaires.
Les deux partis les plus concernés, à savoir le FLN et le RND, collent aux basques et tentent bien que mal, à se maintenir, en propageant l’idée d’élections anticipées au lieu de dissolution, à commencer par l’APN, dont les révélations de Tliba enfoncent davantage la crédibilité. Pour le président Tebboune  le changement passe inéluctablement « en droite ligne avec les exigences de l’édification de l’Etat moderne et répond aux revendications du Hirak populaire authentique béni ».

Lors du dernier Conseil des Ministres, consacré à l’adoption de la mouture de la nouvelle Constitution, le président Tebboune a estimé qu’ » il est inconcevable de renouveler des instances élues avec des lois rejetées par le peuple », ce qui laisse à penser que le Président serait convaincu de l’imminence de la dissolution des assemblées, en vue d’ouvrir une nouvelle ère dans l’exercice démocratique, condition sine qua non à l’édification d’une nouvelle république. La résistance au changement, opérée par certaines formations politiques, soutenues par une administration noyautée par des larbins d’el Isaba et l’Etat profond, a peu de chance d’aboutir, devant la détermination des nouveaux dirigeants du pays et de la nouvelle élite qui se dessine, et qui comptent aller jusqu’au bout dans leurs efforts d’édifier une nouvelle Algérie, dont la date de naissance sera le soir du premier novembre 2020, coïncidant avec la célébration du 66ème anniversaire de la glorieuse révolution de libération du pays, et du Mawild Ennabaoui Charif, comme c’était le cas le premier novembre 1954. A bon entendeur.