Brahim Zitouni, analyste politique : les mécanismes costitutionnels nous permettent d’envisager un changement démocratique

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Brahim Zitouni, analyste politique : les mécanismes costitutionnels nous permettent d’envisager un changement démocratique

S’exprimant, ce matin, à l’émission L’invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, celui-ci, estime que pour réaliser cela, il faut instaurer  les fondements d’un État démocratique et moderne qui servira le citoyen.  Un État où la vie politique, dit-il, est régie par les principes de transparence et de régularité tout en séparant l’argent de la politique et luttant contre la corruption.

L’invité prévient qu’il ne peut pas y avoir de constitution ou d’Etat de droit sans une lutte contre la corruption. « C’est inenvisageable », précise t-il, en ajoutant que  «ceux qui choisissent une carrière politique ne doivent plus faire d’affaire. Ils ont à choisir soit ils font des affaires soit ils font de la politique. Il y a pas d’autre solution pour eux».

Evoquant les amendements proposés dans ce projet de la révision de la Constitution,  M. Brahim Zitouni, souligne qu’ils vont définitivement « acter la rupture pour le changement dans tout les domaines, politique, sociale et économique ».

Selon lui,  la première rupture qui a été réalisé, c’est un rapport sociale à l’Etat qui est issu de la maturation  de a société civile, notamment chez les jeunes. « C’est cette maturation qui a réalisé la rupture. La constitution n’est que la conscription juridique  de cette rupture en cour », explique t-il.

D’autre part , l’analyste politique,  indique que désormais « un parti de l’opposition peut maintenant arriver au pouvoir   après un vote démocratique. Les urnes peuvent permettre  le changement à la tête  de l’Etat.  C’est des ruptures essentielles », estime t-il.

L’autre aspect  que l’invité a donné comme exemple, c’est l’ouverture réelle à l’opposition. «  Si par exemple la majorité parlementaire opposée à la majorité présidentielle venait d’arriver au pouvoir, il y aurait une cohabitation qui serait immédiatement acté », argument t-il. « Donc nous avons des mécanismes constitutionnels, qui aujourd’hui, permettent  d’envisager de rupture dans un cadre démocratique,  c’est çà dire pacifique », conclut t-il.