Ali Haddad avait bénéficié de 18 milliards de dollars, remboursables dans 20 ans

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Ali Haddad avait bénéficié de 18 milliards de dollars, remboursables dans 20 ans

Les aveux de l’une des figures de l’oligarchie et d’El Isaba, en l’occurrence Ali Haddad, ancien Président du Forum des Chefs d’Entreprises FCE, et du Groupe ETRHB, Ali Haddad, sont révélateurs des dégâts collatéraux causés à l’économie algérienne durant les deux dernières décennies qui se sont succédées à la décennie noire du terrorisme destinée au démantèlement de l’Etat algérien, et du chiffre astronomique de la prédation, laissant même les financiers les plus avertis, perplexes.

Un crédit bancaire de 15 milliards de dollars octroyé d’une agence bancaire d’une municipalité.

Ali Haddad révélera qu’il avait obtenu 1700 milliards de dinars, soit 15 milliards de dollars de l’agence BDL d’Azazga, relevant de la wilaya de Tizi Ouzou, ce qui dénote ;la gabegie des prédateurs et la complaisance des responsables politiques et financiers, dans cette feuille de route de dilapider le peuple algérien de ses ressources financières.
Comment peut-t-on expliquer qu’une petite agence bancaire d’une commune, peut octroyer un crédit de l’ordre de 1700 milliards de dinars, soit 15 milliards de dollars ?

Interrogé par nos soins, l’expert international en bourse et énergie, établi en Suède, Nouredine Legheliel, l’ampleur ne pouvait expliquer la situation d’octroi d’un crédit de 15 milliards de dollars par une petite succursale d’une banque de moindre envergure par rapport à d’autres banques publiques comme la BEA, la BNA , le CPA, ou la BADR. Pire, encore, Nouredine Legheliel s’interrogera sur les rentrées prévues par les projets de cimenterie de Relizane et Djelfa, dont le crédit de 1500, leurs étés destinés

18 milliards de dollars de crédits à long terme

Notre interlocuteur s’interrogera en substance sur l’octroi de 18 milliards de dollars, remboursables à long terme, c’est-à-dire, en 2030, sachant que le coût de la construction des deux cimenteries et le montant alloué à l’investissement  du Groupe ETRHB, ne dépasseraient pas les 2 milliards de dollars, et qui s’ajoutent à la cessation de ses activités depuis plusieurs mois et la résiliation d’un important nombre de contrat obtenu dans les secteurs industriel et des travaux publics

D’ailleurs, comment expliquer que les banques algériennes peuvent prêter 18 milliards de dollars à une entreprise dont les capitaux propres ne dépassent pas 3% du total des créances ?

D’autre part, il faut s’interroger sur la responsabilité des banques qui octroient des crédits bancaires à une entreprise appelée à présenter au moins 30¨% de ses propres capitaux, sachant que le Groupe ETRHB, n’avait pas même pas présenté 3%.

Il convient ce rappeler, que Ali Haddad, a avoué lors de son procès en appel, qu’il a avait bénéficié de 452 crédits bancaires équivalant à 2110 milliards de dinars, ce qui dénote l’ampleur de l’argent détourné et transféré à l’étranger par El Isaba qui avait réussi à mettre main basse sur les ressources financières du pays et son devenir  .

Les algériens risquent d’être encore choqués par les révélations des Kouninef, Tahkout, et bientôt avec la réouverture imminente des scandales de Khalifa, Sontrach I et II, et l’autoroute Est-Ouest