A la veille de la 2ème année de son mandat: Le Président Tebboune contraint au toilettage

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En l’Absence du président Tebboune, hospitalisé dans un hôpital spécialisé allemand, pour cause de contamination au Covid-19, et dont le retour est annoncé dans les prochains jours, voire les prochaines heures, beaucoup de questions circulent sur le manque d’homogénéité de l’action du gouvernement Djerad, et les sorties de certains membres de l’Exécutif, manquant de visibilité et de communication pour mettre sur rail la feuille de route du président élu Abdelmadjid Tebboune, moins d’une année après son intronisation et sa victoire le soir du 12 décembre 2019 à l’occasion de la tenue de la présidentielle, ayant tourné la page du 5ème mandat de Bouteflika, et mettant fin aux illusions des périodes de transition et de ce qui est appelé »Constituante »

Abdelaziz Djerad, joue-t-il le dauphin du Président Tebboune ?

A en croire certaines sources, l’actuel Premier Ministre Abdelaziz Djerad qui jouissait d’une très grande confiance de la part du président Tebboune, est loin de matérialisé l’objectif de sa nomination, à savoir répondre aux exigences d’ouverture et de renouveau exprimées par le mouvement populaire, et incarner la volonté d’Abdelmadjid Tebboune qui souhaitait un gouvernement de jeunes et d’universitaires. L’homme devient, de plus en plus encombrant, manquant de punch, de poigne et de charisme pour mener à bien la mission qui lui a été confiée, selon les mêmes sources, qui « l’accusent » même de jouer « le dauphin » du président Tebboune.

Abdelaziz Djerad se serait servi du décret présidentiel, lui permettant d’opérer des nominations des chefs de cabinet des ministères, des inspecteurs et de hauts fonctionnaires des wilayas, pour placer ses « hommes »

La note exceptionnelle de gel des propositions de nominations

L’instruction exceptionnelle adressée par le Premier Ministre Abdelaziz Djerad de surseoir à toute proposition de nomination ou de mise en fin de fonction des cadres de leurs départements respectifs, en date du 7 novembre dernier, est interprétée comme un rappel à l’ordre, en attendant le grand changement qui se profile à l’horizon, et qui serait effectif à la fin de l’année, après le retour du président Tebboune et la promulgation de la nouvelle constitution

Départ impératif de plusieurs ministres, hors champ

.L’absence de discipline et manque criarde de communication appropriée, caractérisant le staff d’Abdelaziz Djerad, n’est plus à présenter, et les bévues commises par le Ministre de la Jeunesse et des Sports Sid Ahmed Khaldi, lors de la campagne référendaire sur la révision de la Constitution, suivi du dérapage de la ministre de la solidarité nationale, de la famille et de la condition féminine, Kaouter Krikou, le jour du scrutin, révèlent une incompétence à occuper des postes de responsabilités de telle envergure.

D’autres ministres décriés sont devenus encombrants, comme ceux de l’Industrie, de l’Industrie Pharmaceutique, à savoir Ferhat Ait Ali Braham et Lotfi Benbahmad.

Ferhat Ait Ali, est soupçonné de » rouler » pour un homme d’affaires connu sur la place financière du pays. Ces soupçons ont été exprimés lors du débat houleux que le ministre a eu avec les députés de la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) autour de l’importation de véhicules d’occasion de moins de 3 ans et la construction automobile.

Pour ce qui est de la construction automobile, il faut souligner, que le cahier des charges qu’il avait présenté, n’a pas fait l’unanimité et n’a fait qu’approfondir le marasme et la déception chez certains prétendants de l’activité de la construction automobile.

Promu au rang de ministre, lors du dernier remaniement ministériel, le Docteur Lotfi Benbahmad, ministre de l’industrie pharmaceutique tarde à exposer une vision, dans un secteur névralgique et convoité, sous les feux de la rampe à cause de la crise sanitaire qui frappe la planète.

Le discours prononcé à grande pompe sur les médias publics et privés, en matière d’autosuffisance de fabrication de certains produits pharmaceutiques, est loin de refléter la réalité du terrain.

Qu’en est-t-il de Chafik Mesbah ?

Installé le 20 Avril 2020 au poste de Directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement (ALDEC), par le président Abdelmadjid Tebboune, Mohamed Chafik Mesbah, ancien conseiller à la sécurité du Président Liamine Zeroual, empiéterait sur les missions et prérogatives du Ministre des Affaires Etrangères Sabri Boukadoum.

Sur ce registre, la délégation algérienne, conduite par M. Sabri Boukadoum, chef de la diplomatie algérienne, s’était plainte   lors d’un déplacement en Juin dernier pour une visite de travail en Mauritanie, des interférences de Chafik Mesbah.

Selon certaines sources, Chafik  Mesbah aurait fait  une lecture bien personnelle des attributions de l’agence ACLED  qui consistent à apporter son concours à l’action de l’appareil diplomatique et des ministères concernés pour la mobilisation optimale de l’assistance technique et financière extérieure au service du développement national , sachant que l’ACLED est dotée d’un conseil d’orientation que préside le directeur de cabinet de la présidence de la République, et composé de membres permanents que sont le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, le Ministre des Finances, le secrétaire Général du Ministère de la Défense Nationale et… le Ministre des Affaires étrangères, à ces réunions, Mohamed Chafik Mesbah est censé y assister avec simple voix consultative.

Une campagne de dénigrement et de désinformation sans précédent

 

Le président Tebboune n’a à aucun moment été épargné par l’intox et la désinformation, véhiculés par des « employés » des officines et d’El Isaba, qui n’ont pas digéré la stabilité de l’Algérie, et son retour en force sur la scène internationale, comme acteur incontournable et Etat-pivot dans la région. Les ennemis de l’Algérie ont mobilisé tous les moyens appropriés pour s’attaquer à la personne du président, comme ce fut en 2017 avec sa détermination de combattre l’OPA de l’oligarchie sur la vie publique du pays. Depuis l’annonce de sa contamination au Covid-19, chaque jour que Dieu fait, les algériens sont livrés à un arsenal de folles rumeurs sur son état de santé par des voix et plûmes prêtées, à la solde des officines hostiles à l’Algérie.

Les grands chantiers de la deuxième année de la présidence Tebboune

 

Comme dirait le jargon footballistique, la première mi-temps aux joueurs, la seconde pour les entraîneurs, le retour du président Tebboune aux affaires coïncidera, avec l’entame de sa deuxième année de gouvernance, et sera une opportunité pour apporter les correctifs nécessaires pour appréhender les échéances futures, qui arrivent à point nommé pour mettre les jalons de l’Algérie nouvelle.
La dissolution des différentes assemblées, la promulgation des nouvelles lois électorale et des partis politique, et l’émergence d’une société civile représentative débarrassée des commandes partisanes, ouvrira la voie à l’exercice de l’acte politique en toute transparence, permettant l’émergence d’une nouvelle élite politique, proche des préoccupations citoyennes. Pour le président Tebboune, il est impératif de revoir la composante de l’Exécutif, et son proche entourage, dont certains membres ne sont que les copies conformes des ministres et responsables vomis de l’ère d’El Isaba

La reconnaissance internationale, un atout majeur

Malgré son hospitalisation, le président Tebboune jouit du respect et de la reconnaissance des plus importants dirigeants de ce monde qui n’épargne nullement les faibles.
Le président Tebboune a été destinataire de messages de prompt rétablissement et de félicitations de la part des présidents, russes , chinois , français, du premier ministre britannique et de la chancelière allemande, ainsi que du Secrétariat d’Etat américain, l’invitant à poursuivre le travail déjà accompli durant les derniers mois, en vue de booster un partenariat digne du statut et de l’envergure de l’Algérie sur la scène internationale