Tu me donnes la Palestine, je te refile le Sahara Occidental… : Une transaction de canailles

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Tu me donnes la Palestine, je te refile le Sahara Occidental... : Une transaction de canailles

Par Djeha

Le droit international ne concerne pas les pillards et les brigands.Le poisson pourrit toujours par la tête.
Ayons une pensée partiellement compatissante pour nos compatriotes marocains.
Partiellement, parce qu’ils portent une part de responsabilité en ce qu’ils consentent…
Rappelez-vous : ce sont toujours les esclaves qui font les maîtres. Jamais l’inverse !
Désormais, l’Algérie a Israël à ses frontières. C’était un fait. Maintenant, c’est officiel.
Dans l’« empire » (excusez la grandiloquence) chérifien, les sionistes français sont chez eux. « Protecteurs » ils sont, protecteurs ils restent, Riad luxueuses et domestiques compris, Depuis des décennies ils soutiennent cette monarchie d’opérette et les esclaves marocains sont les bonnes à tout faire de leurs donneurs d’ordres. Les émigrés (y compris les flots d’étudiants) envahissent aussi massivement que discrètement l’Union Européenne où ils supplantent tous les autres flux maghrébins et africains. Les saisonniers sont utilisés aussi bien dans le sud de l’Italie, l’Espagne qu’en Corse .
Le néo-co dans toute la splendeur de son hégémonie : les paradis fiscaux dans le voisinage immédiat : au Luxembourg, à Jersey, à Gibraltar ou en Irlande. Le libéralisme de la transpiration (tourisme compris) en face, affranchi dans les ports où tout est libre sauf le Marocain qui transpire.
Revoyez un film qu’on ne voit plus, effacé de l’histoire du cinéma : « Pain et chocolat » de Brusati, avec le regretté sublime Nino Manfredi (1974).
Corvéable à merci, le marocain est une valeur sûre. Le régime monarchique ça vous dresse un homme et ça fait courber un peuple qui se crotte les genoux.
Par le Maroc s’organise la subversion de l’Unité Africaine et s’étend l’influence sioniste. Les régimes tombent les uns après les autres. La France n’est qu’une des plates-formes logistique à l’insu des Français qui n’arrivent pas à comprendre ce que foutent leurs troufions dans le Sahel où il n’y a pour leur pays que des coups à prendre, au nom d’une lutte illisible contre un « terrorisme » à géométrie variable, argument commode qui sert, entre autres, à étouffer la liberté des petits gaulois, travaillés par des médias américano-sionistes totalitaires.

Ne nous faisons aucune illusion, à propos de nos propres dirigeants. Bouteflika était en passe de nous vendre aux sionistes. Chacun se souvient de ses fréquentes poignées de main : en août 1999, avec Ehud Barak, le chef d’alors de cette bande de criminels, par -dessus le cadavre encore fumant du papa de M6, puis dans les Baléares en octobre de la même année, et encore avec Shimon Perez en mars 2005… Journalistes, universitaires, écrivains en quête de notoriété, politiques ambitieux… se sont bousculés en Israël pour se mettre aux enchères.
Il est plus que probable que chez nous certains demeurent encore favorables à entamer des relations avec les sionistes. Ils se planquent, mais ils sont là. Attendant la bonne occasion. Les gandouras ne cessent de flotter, les ventres ne cessent de remuer et la chansonnette est toujours la même :
« Reconnaître Israël ? La belle affaire. Même les Palestiniens l’ont fait et tout le monde en profite sauf nous au nom de principes qui puent la naphtaline. Le droit international et les réunions chronophages avec les technocrates des Nations Unies c’est dépassé. C’est un combat d’arrière- garde qui ne correspond plus aux réalités d’aujourd’hui. ‘Il me suffit, dit le rejeton de Hassan Dos, d’être reconnu par Washington, ses GAFAM et ses 350 bases militaires dans le monde’. Il faut se mettre du côté des vainqueurs et penser à ses intérêts plutôt que de perdre son temps avec les perdants qui, de plus, vous trahiront, à la prochaine occasion. Qu’est-ce que le Che, prophète à la manque, trahi par les paysans boliviens qu’il était venu libérer, a gagné de plus qu’une photo ? Arrêtez de vivre dans le passé et ouvrez les yeux sur l’avenir au lieu de nous emm… avec des idéologies stériles qui sentent le renfermé…. et blablabla et blablabla… »
Ça n’arrête pas. Ça tourne en boucle sur tous les réseaux.
Même les intelligences les plus solides, les plus libres d’esprit et de raison, affranchis de tout esprit de système, doutent, chancèlent, trébuchent et succombent.
C’est que ce « totalitarisme démocratique » est puissant, très efficace : ça tape très fort, ça se répète à l’infini, sans contradictions, dans un univers médiatico-politique monocolore verrouillé à triple tours.
Ça prend par le téléphone et ça ne lâche plus les citoyens-consommateurs-téléspectateurs irrémédiablement coincés dans leurs écrans et dans une logique séquentielle unidimensionnelle avec des prémisses murées : si, alors…
Je le rappelle une fois encore, l’arabité et l’islamité ne sont pas causales dans le soutien que nous devons aux Palestiniens. Au mieux, une dimension supplémentaire de notre solidarité.
On n’est pas dans une guerre religieuse, ethnique ou « sociétale » (pour reprendre la lexicologie des amputés du bulbe d’aujourd’hui), mais exclusivement politique et universelle.
Le même fil historique et le même soutien apporté naguère à nos compatriotes vietnamiens, laotiens, cambodgiens, sud-africains, Grecs sous les colonels, Ibères sous Franco et Salazar ou aux peuples sud-américains écrasés par les dictatures armées par Washington, avec des supplétifs de luxe comme le général Aussaresses, assassin de Ben M’hidi. Aux côtés des mêmes combattants pour la liberté : Enrico Mattei, Jacques Vergès, Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Hugo Chavez, Evo Moralès, Mehdi Ben Barka, Ben M’hidi, Don Helder Camara…