Karim Younes face la résistance au changement et à la cacophonie de ses délégués

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Karim Younes face la résistance au changement et à la cacophonie de ses délégués

Poursuivant sa tournée dans les wilayas du pays, le médiateur de la république Karim Younes s’est rendu ce mardi à Mostaganem et à Oran.
Dans les deux wilayas, le médiateur de la république, un poste créé dans le cadre des réformes initiées par le président Tebboune, conformément à ses 54 engagements électoraux, insistait sur la nécessité de se mettre à l’écoute des citoyens pour prévenir et anticiper les risques de flambées sociales, et par voie de conséquence mettre les rails d’une démocratie participative, d’un rapprochement gouvernant-gouverné, en vue d’édifier une Algérie Nouvelle. L’édification et la pérennisation de cette Algérie Nouvelle est liée à l’émergence et l’ancrage d’une société civile, qu’on appelle dans le jargon démocratique, un contre-pouvoir capable de porter à bras le corps les préoccupations citoyennes.

Est-ce le cas aujourd’hui ? Certainement pas. Ainsi, il est primordial de souligner que les auto-désignés pour matérialiser l’émergence d’une société civile représentative pataugent dans les anciennes pratiques inféodées à El Isaba, et aux clichés stéréotypés d’une administration bureaucratique et corrompue, et subissent la résistance aux changements tant attendus.

Qui a interdit la présence de la société civile d’Oran à la rencontre de Karim Younes?

Ce dimanche, plusieurs associations figurant sur l’échiquier du mouvement associatif à Oran dénonçaient via les réseaux sociaux, et la Vox Populi l’absence des représentants de la société civile à la rencontre animée par le médiateur de la république Karim Younes au pôle de la Grande Mosquée d’Ibn Badis.

Même si aucune information n’a filtré sur la partie ayant trié au volet les invités ou le « cerveau » de cette idée « géniale » liée aux pratiques malsaines d’El Isaba, il n’en demeure qu’à travers ce genre de pratiques, c’est le président Tebboune lui-même qui est visé. Explicitement, le président de la république nourrit l’espoir de voir une société civile « clean » émerger, pour prendre en charge les préoccupations citoyennes, sur le plan politique et surtout sur le volet lié au développement local. Maintenir le stand-by, c’est casser le rythme et la cadence de la dynamique de l’élection du président Tebboune à la magistrature suprême, considéré par un nombre important d’algériens comme le premier hirakiste ayant déjoué les plans d’El Isaba en 2017, en se prononçant pour la séparation du pouvoir politique avec celui de l’argent sale. Aujourd’hui, cette dynamique d’espoir serait ébranlée, comme l’atteste certains indicateurs, liés au repositionnement de certaines figures, n’ayant rien apporté à la wilaya métropole d’Oran. Ces mêmes figurent gravitaient autour des actions prônées par cette société civile qui échappe à leur contrôle, et tentaient bien que mal à travers certains représentants d’associations satellites de noyauter le néo mouvement associatif qui se dessinait. Le plan est clair, c’est-à-dire se préparer aux prochaines échéances électorales des prochains mois. La non- présence aujourd’hui de la nouvelle société civile qui profilait à l’horizon s’inscrit dans cette logique, c’est-à-dire maintenir la mainmise de certaines formations politiques sur cette société civile. Et cette donnée s’applique aussi aux délégations du médiateur de la république qui seraient noyautées par des partis politiques qui ne s’avèrent nullement vaincus et qui tentent bien que mal de retrouver une nouvelle virginité politique.

Sur ce registre, il est important de souligner que le médiateur de la république Karim Younés ne cesse de mettre en garde le représentants locaux de son institution contre les tentatives de corruption et de chantage contre les citoyens et les tentatives de récupération partisane

“Une des missions du médiateur de la République et de lutter justement contre la corruption, le népotisme, la bureaucratie”, a-t-il dit ce dimanche à Mostaganem

“La médiature de la République est mise en place par le président de la République pour être l’intermédiaire entre le citoyens et l’Etat pour combattre les dysfonctionnements sociaux “, ajoute Karim Younes.

Les délégués du médiateur de la république sont interpellés, pour accompagner le Président de la république et autres intervenants pour l’édification d’une nouvelle Algérie