Loi de 1854 et la déportation des Algériens en Nouvelle Calédonie: un autre exemple sur la répression coloniale française

0
102
Loi de 1854 et la déportation des Algériens en Nouvelle Calédonie: un autre exemple sur la répression coloniale française

Le réalisateur Saïd Oulmi a affirmé jeudi à Alger que son film documentaire sur les Algériens déportés en Nouvelle Calédonie par la France coloniale mettait à nu la cruauté de la loi de 1854 instituant les bagnes coloniaux qui fait partie intégrante de l’arsenal de répression promulgué contre les Algériens.

“La déportation des Algériens en Nouvelle Calédonie entre 1864 et 1897, en vertu de la loi de 1854 instituant les bagnes coloniaux, est l’une des lois françaises ayant codifié la répression, tout comme le code de l’indigénat, communément appelé décret Crémieux et la loi sur la conscription”, a indiqué M. Oulmi, à l’occasion de la projection d’une partie de son documentaire “Témoins de la Mémoire … les déportés en Nouvelle Calédonie”, lors d’une conférence historique organisée par l’Organisation nationale pour la préservation de la Mémoire et la transmission du message des martyrs.

Et d’ajouter que la France avait choisi des bagnes isolés et lointains pour éteindre tout espoir chez ces Algériens de retourner un jour à la mère patrie, les privant ainsi de leur droit d’appartenance à la terre et à l’Islam.

A l’issue de la projection de son documentaire, le réalisateur a expliqué que selon les recherches et études consacrées à ce sujet, “le pénible voyage de l’exil s’est déroulé dans des conditions inhumaines”, précisant que ces déportés avaient été mis dans des cages en fer très étroites, ayant causé la mort d’un grand nombre d’entre eux et pis encore certains avaient été jetés dans la mer”.

Par ailleurs, M. Oulmi a dit avoir terminé le montage d’un nouveau documentaire intitulé “L’exil vers l’enfer de Guyane (1850-1939)”, qui sera projeté prochainement.

Ce documentaire se veut une suite de la série “Témoins de la Mémoire” qui s’intéresse aux Algériens déportés vers des bagnes et des lieux lointains et inconnus, au nombre de 20.000 Algériens .