Tebboune insiste sur l’irrigation pour augmenter de 20% la production nationale de blé

Tebboune insiste sur l'irrigation pour augmenter de 20% la production nationale de blé

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a souligné la nécessité de développer la surface agricole irriguée pour permettre l’augmentation de la production nationale de blé de 20 %, en vue d’abandonner l’importation de ce produit.

S’exprimant lors de son entrevue périodique avec des responsables de médias nationaux diffusée lundi soir, le Président Tebboune a affirmé que le pays disposait de capacités nationales en matière de moyens d’irrigation qui permettent d’augmenter de 20% la production nationale de blé, ayant atteint, selon lui, les 67 millions de quintaux par an.

A ce propos, le président de la République a insisté sur la discipline et le respect des instructions émises en matière d’irrigation d’appoint, précisant que “les quantités de blé importées par le pays ne représentent que 20 % des besoins nationaux pour une facture globale d’environ de 1,3 milliard de dollars”.

M. Tebboune a expliqué également que le rendement moyen national de la production de blé est estimé actuellement à 18 quintaux par hectare tandis que dans le Sud du pays, cette moyenne est de 60 quintaux par hectare.”Dans certaines régions du Nord qui ont adopté la méthode d’irrigation ponctuelle, la production a atteint les 35 voire 40 quintaux par hectare”, a ajouté M. Tebboune assurant que tous les équipements d’irrigation sont fabriqués localement. Il a cité dans ce sens les sociétés nationales fabriquant des équipements de canalisations, les pompes hydrauliques, les câbles électriques et les machines agricoles.

En matière de ressources hydriques, le président de la République a évoqué, en outre, la disponibilité au niveau national de 74 barrages et de plusieurs retenues collinaires.

Toujours dans le domaine agricole, M. Tebboune a souligné que c’est la première fois depuis l’indépendance que les revenus du secteur dépassent ceux des hydrocarbures, s’élevant à plus de 25 milliards de dollars, ce qui a permis, a-t-il mentionné, de ne pas importer de légumes et de fruits.

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