Aymen Benabderrahmane, ministre des Finances : le manque de liquidité sera comblé

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Banques publiques: prochainement des succursales dans des pays africains

« Nous mettons en place tous les mécanismes, qui sont possibles, pour répondre aux besoins de satisfaction de liquidité», indique le ministre des Finances Aymen Benabderrahmane, en assurant que  le comité de veille, regroupant tout les intervenants de la place, «va nous permettre de juguler ce phénomène et de répondre aux besoins au cas par cas».   

Invité, mardi,  de la rédaction de la Chaine 3 de la Radio Algérienne, le ministre précise que ce comité travaille 16 heures par jour, et parfois même H24 dans les périodes de pointe, pour répondre aux différentes demandes des bureaux de postes. « Il y a, effectivement, l’étendu du territoire qui impact un petit  peut l’acheminement, à temps, de la liquidité, mais à chaque tension le comité prend en charge le bureau de poste concerné », ajoute t-il.

L’invité insiste sur le règlement de ce problème, qui devient stressant en déclarant ; « il y a des mesures beaucoup plus radicales qu’on est entrain de mettre en place, notamment l’injection de la liquidité, et ce, par la mise en circulation du nouveau billet de 2000 dinars ».

Donc, dit-il, d’ici la semaine prochaine il y aura une grande quantité d’argent qui sera injecter et également à la veille du mois sacré du Ramadan. Ce qui va nous permettre de mettre fin à ce  problème.

Saluant la décision du Président de la République de fermer les comptes commerciaux à Algérie, le ministre estime que c’est une démarche tout à fait logique et économique qui va impacter positivement la liquidité au niveau des bureaux de poste, qui dispose de plus de 3000 guichets au niveau nationale.

Le ministre avoue que la liquidité bancaire a connue un recule important par rapport aux années précédentes, mais, ajoute t-il,  «il y a un léger regain par rapport au mois de décembre 2020».

Pour lui, il faut encourager les moyens digitaux de paiement et éviter l’utilisation du cash. D’ailleurs, dit-il,  il y a un travail de fond qui a été fait par la Gie Monétique que beaucoup de gens ne savent pas, à cause, peut être du manque de communication.  « Il y a un acquis considérable qui, malheureusement, na pas été vulgariser, à l’image de l’interopérabilité de la carte bancaire, qui est une très grande avancé», dit-il.

L’orateur précise que tous les moyens ont été mise en place au niveau des banques pour le renforcement et les paiements digitaux. Il cote comme exemple « Wimpay », une application de paiement mobile sans contact, qui se base sur des codes-barres intelligents “QR CODE”, lancée par la Banque Nationale Algérienne (BNA).

Ce nouveau moyen de paiement, qui s’adresse aux particuliers, professionnels, et aux commerçants, est utilisable sur smartphones 24h/24h et 7j/7j et n’importe où, y compris depuis l’étranger, pour des transferts en dinar vers un autre utilisateur de l’application. «Donc les gens peuvent recourir à ces moyens de paiement  pour éviter le recours au cash», conclut t-il.