L’entité sioniste prive un ministre palestinien d’un laissez-passer: une tentative d’intimidation

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L’entité sioniste prive un ministre palestinien d’un laissez-passer: une tentative d’intimidation

L’ambassadeur adjoint de la Palestine à l’Unesco, Mounir Anastas, a dénoncé ce mardi, la décision de l’entité sioniste de priver son chef de la diplomatie, Riyad al-Maliki, d’un laissez-passer.

Une décision prise, affirme t-il, après la rencontre de ce dernier avec Fatou Bensouda, Procureure générale de la Cour pénale internationale qui a ouvert une enquête sur des crimes de guerre israéliens présumés dans les territoires palestiniens.

«Il s’agit d’une tentative de pression et d’intimidation», estime t-il dans une declaration à la Chaine 3 de la Radio Algérienne. À son retour en Cisjordanie occupée, dimanche, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki s’est vu retirer sa « carte VIP » attribuée à des responsables palestiniens et facilitant le passage aux postes-frontières contrôlés par l’entité sioniste. « Nous condamnons le harcèlement dont ont fait l’objet le ministre des Affaires étrangères et son équipe à leur retour d’une rencontre avec la procureure de la Cour pénale internationale », a déclaré Mounir Anastas.

La procureure générale de la CPI a ouvert début mars une enquête sur des crimes de guerre présumés dans les territoires palestiniens, une initiative rejetée par l’entité sioniste. La CPI a donné vendredi un mois à l’entité sioniste et aux Palestiniens pour demander le report de l’enquête, une démarche recevable quand l’une des parties peut prouver qu’elle a elle-même ouvert une enquête sur les crimes concernés. Contrairement à la Palestine, État non internationalement reconnu mais disposant du statut de membre observateur à l’ONU, l’entité sioniste n’est pas membre de la CPI.

L’Etat de Palestine a soumis à la Cour internationale de Justice (CIJ), depuis plusieurs années, des rapports et des données accusant l’occupation de l’entité sioniste de « crimes de guerre », dont l’implantation de colonies ayant entraîné le déplacement des populations, la destruction des foyers et la confiscation des terres etc.

Cinquante-quatre ans après le début de l’occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, la politique de l’entité sioniste dans ces territoires est désormais sous la loupe de la Cour pénale internationale (CPI), juridiction créée en 2002 sous l’égide des Nations unies, qui siège à La Haye. L’ouverture d’une enquête sur ce dossier explosif a été confirmée, début mars

Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, a confirmé, le 3 mars, l’ouverture d’une enquête pour les crimes commis, depuis juin 2014, dans les territoires palestiniens occupés. Le manque de soutien des grandes puissances, à commencer par les États-Unis, à cette décision est regrettable.

La CIJ avait rendu une décision portant illégitimité et illégalité de ces colonies, intervenant en contradiction avec le droit international, car étant implantées dans des territoires occupés. L’Etat de Palestine avait déposé une plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) à cet effet, a-t-il dit, rappelant que les décisions de l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité de l’ONU avaient condamné, à maintes reprises, la politique de colonisation illégitime.

Selon les chiffres officiels, les forces d’occupation de l’entité sioniste ont démoli, depuis début 2020, un total de 18 maisons palestiniennes, en sus des 140 maisons démolies en 2019. Un total de 2200 maisons avaient été démolies entre 1967 et 2019, entraînant le déplacement de près de 10.000 Palestiniens de Cisjordanie et d’El-Qods seulement, outre les opérations de démolition ayant touché la bande de Gaza depuis plus d’une décennie.

Outre la démolition de leurs maisons et la confiscation de leurs terres, les paysans palestiniens sont victimes d’agressions quotidiennes par les colons israéliens, à travers la destruction des récoltes et l’abattage des arbres centenaires.

Les forces de l’occupation et les colons sionistes continuent à s’acharner sur les palestiniens et à leurs confisquer terres et richesses, pour effacer toute présence palestinienne, mais le peuple palestinien demeure déterminé à poursuivre sa lutte jusqu’à l’établissement de son État avec El-Qods pour capitale.

La saisine de la CPI est donc l’ultime planche de salut pour les Palestiniens. C’est un test de crédibilité pour le président américain Joe Biden et pour toutes les capitales occidentales qui prétendent défendre la « solution à deux États ». Nul ne peut être au-dessus du droit international.