Les impartialités de la France,dans le traitement du dossier du Sahara Occidental

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Les impartialités de la France,dans le traitement du dossier du Sahara Occidental
Par Tarek Benaldjia

Le journal «Algérie54» a évoqué dans sa dernière édition, l’ouverture par le parti du président français Emmanuel Macron, La République en Marche LREM, de deux bureaux dans les villes marocaine d’Agadir et un autre dans la ville occupée du Sahara Occidental Dakhla.

Une série de questions empreintes d’incohérences et d’impartialité des dossiers politiques française hostiles à la région du Maghreb, que ni les sociétés des nations unies, ni encore moins l’Algérie ne pouvaient accepter en aucun cas.

La première impartialité consiste, sans aucun doute, en l’insistance de la France à apporter son soutien à la position Marocaine et à jouer le rôle de défenderesse, de ce qu’elle qualifie de « droits souverains » de ce pays, au lieu d’épouser une position de médiateurs pour résoudre les problèmes sahraoui –marocain.

La France œuvre à engager, voire enliser la région dans les problèmes entre Alger et le Maroc, tel que cela avait été exactement réclamé par Donald Trump, qui s’enorgueillit d’avoir transformé un problème bilatéral entre deux voisins en un problème entre les États-Unis et l’Algérie.

En dépit de cela, il faut reconnaître que cette politique n’a aucune chance d’aboutir, non pas seulement parce qu’elle génère des scissions au sein des pays riverains, mais aussi parce que le problème de souveraineté réside dans les racines des problèmes Sahraoui-marocaine avec la charte des nations unis et le conseil de sécurité.

La France, qui s’emploie à porter atteinte à l’image de l’Algérie, sur fond de défense de cette dernière de ses droits souverains et ceux du peuple Sahraoui , et à montrer comme si c’est Alger qui est à l’origine de ce problème, saisit que ce problème existe depuis des décennies.La France sait pertinemment que l’approche adoptée pour traiter ce problème ne changera pas malgré le changement opéré du pouvoir en Algérie, suite à la chute du président Bouteflika.

Tout simplement, parce que Alger est resté fidèle à ses positions honorifique et historiques. Elle ne ménagera aucun effort pour défendre ses droits souverains face au bâton français ou celui de l’impérialisme américain ou de leur coercition européen.

Par ailleurs, la dernière impartialité française consiste à ce que Paris considère le rôle de l’Algérie, basé sur le droit international et fondé sur les résolutions des Nations unies, pour la résolution du conflit du Polisario et des territoires sahraoui occupés, comme étant la cause de l’instabilité du Maroc, selon ce qu’avance Paris.

La position de Paris dans ce dossier, en particulier, en appuyant le Maroc qui a occupé une partie du territoire d’un pays voisin, quatre décennies durant, est dépourvue de toute empathie et cette position a été traitée de manière sarcastique après la défaite essuyée par le Maroc et le départ de ces unités du territoire sahraoui.

Il ressort de ce qui précède que les relations entre Alger et Paris ne sont pas susceptibles de se rétablir actuellement, tant que la France ne se serait pas rétractée des mesures prises et qui mettent en danger la sécurité et le développement de l’Algérie tout en portant atteinte aux droits souverains du peuple sahraoui.

Parallèlement à cela, le rétablissement complet des relations bilatérales n’est pas chose facile, tant que Paris ne se serait pas renoncée de ses politiques hostiles à l’endroit de l’Algérie, d’autant plus que l’absence de confiance entre Alger et la Paris aboutira, malheureusement, à des conséquences négatives pouvant durer plusieurs générations

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