Algérie-France: Mettre fin à l’arrogance de Paris

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Algérie-France: Mettre fin à l'arrogance de Paris

Comme nous l’avons souligné dans un récent article intitulé « Report ou annulation de la visite de Castex à Alger : les non-dits (Report ou annulation de la visite de Castex à Alger : les non-dits) (https://algerie54.com/2021/04/09/algerie-france-19/); les autorités françaises, leurs réseaux médiatico-politiques, au même titre que leurs voix et plûmes prêtées, n’ont pas avancé les vrais raisons de ce report ou annulation.

Les milieux affidés à l’ancien colonisateur, dont certains larbins, toute honte bue, ont brandi des slogans anti-français, tentant d’induire les algériens en erreur, sachant que ces propagandistes et activistes sans scrupules, couraient applaudir et saluer Emmanuel Macron, lors de sa visite à Alger, sachant que certains inféodés aux thèses néocolonialistes ne trouvaient aucune gêne à faire des rapports à la chancellerie et ses représentants à savoir Bernard Bajolet, Bernard Emie, Xavier Driencourt, et aujourd’hui François Gouyette, sommé dernièrement d’éviter les « hirakistes ».

Sur ce registre, il faut souligner, que les indices les plus plausibles sur les raisons de l’annulation ou le report de la visite de Castex, ont un lien avec les déclarations du Chef d’état-major de l’ANP, le général des corps d’armée, Said Chanegriha, dont la fermeté des propos a mis a nu l’hypocrisie française quant à ses réelles intentions d’édifier des rapports solides avec l’Algérie.
En évoquant le dossier de la décontamination des sites des essais nucléaires français de Reggane et In Ekker, Said Chanegriha a touché du bout du doigt cette gabegie française, bloquant les projets de développement de l’Algérie, et ses perspectives d’améliorer son devenir au profit de son peuple.
Les propos ferme de Said Chanegriha, au sujet de la contamination des sites des essais nucléaires français, augurait le retour de l’Algérie, à la concrétisation de son programme nucléaire civile, mis au placard, il y a deux décennies, par l’ancien Président Bouteflika, sous la pression des puissances occidentales dont la France. Aujourd’hui, face à la menace sécuritaire, et la présence militaire étrangère à nos frontières, l’Algérie est appelée à renforcer non seulement ses capacités dissuasives, mais offensives, en comptant en premier lieu sur soi et sur ses partenaires stratégiques à savoir la Russie et la Chine

Les lobbys de l’Algérie française à l’affût

Sans tarder, les lobbys de l’Algérie française et leurs alliés sionistes, se sont mobilisés pour la circonstance, en annonçant l’ouverture de deux succursales , du parti du président Macron LREM, au Maroc dont l’une à Dakhla occupée ;en violation du droit international et en actionnant leurs larbins déserteurs de l’ANP, pour ressusciter le « Qui Tue Qui » via le média néocolonialiste «  Le Figaro » qui consacrera ce samedi un dossier spécial sur l’Algérie.

En conclusion ; les indices sus-cités, relèguent au second plan, le prétexte de la faible représentativité de la délégation française, conduite par Jean Castex et qui devait participer à la Réunion du Comité intergouvernemental de Haut niveau CIHN.

Ceci dit, les algériens sont appelés à sortir de l’hésitation et la tergiversation, pour clore le contentieux avec l’ancien colon qui continue de nous manipuler avec les dossiers de la mémoire et la coopération, dont la concrétisation n’aura jamais lieu devant la mainmise de l’Establishement en France sur les décisions de l’Elysée, Quai d’Orsay et Bercy. Il faut voir ailleurs, et à bon entendeur