Professeur Faouzi Derrar, directeur de l’IPA : « la seule barrière efficace contre la troisième vague est la stratégie comportementale »

0
56
Professeur Faouzi Derrar, directeur de l’IPA : « la seule barrière efficace contre la troisième vague est la stratégie comportementale »

« On assiste à une dynamique se déclare après une accalmie qui part vers la hausse manifeste des contaminations et la stratégie la plus efficace à adopter conjoncturellement est comportementale », indique mercredi le directeur de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA).

« Il faut absolument freiner cette dynamique en retournant à la fermeté dans le strict respect des mesures barrières », a-t-il appuyé estimant que les décisions du chef de l’État, prises en réunion d’évaluation de la pandémie du mardi,  dont celle de maintenir les frontières fermées sont salutaires.

« Les frontières sont fermées et le resteront donc car on a compris qu’une certaine situation a favorisé l’arrivée des variants agressifs qui en ont profité d’une certaine manière pour faire intrusion chez nous et se transmettent rapidement », affirme l’invité de la rédaction de la chaine 3, de la Radio Algérienne.

Ce son de cloche, insiste-t-il à dire, venant du premier responsable du pays à la base de consultations avec le Comité scientifique de suivi de la pandémie interpelle tout un chacun à respecter les mesures barrières strictes et les mesures curatives.

Ces dernières (les mesures curatives par la vaccination, ndlr) n’a pas d’effet immédiat, fait-il savoir, mais c’est l’urgence de freiner l’avènement d’une troisième vague qui nous exige le retour absolu vers les mesures barrières à savoir l’obligation de porter le masque, la distanciation physique, l’usage du protocole sanitaire et une dense sensibilisation.

Il faut agir vite et sérieusement

Par les chiffres, le professeur Derrar dénombre 130 cas du variant britannique et 200 cas du variant nigérian qui ont, en un temps record atteint 20 wilayas déjà avec 50% du variant britannique (qui est le plus inquiétant) circule à Alger, essentiellement contaminée,  est source d’inquiétude.

« si on continue à observer ce relâchement sans agir en ne » changeant pas notre comportement et respecter les protocoles sanitaires », alerte M. Derrar pour qui dans ce cas de figure : « on veut voir venir une troisième vague », d’autant ajoute-t-il qu’on s’est pas encore débarrassé avec le virus classique covid-19.

Acquisition lente du vaccin

A ce propos, l’intervenant estime que « la tension sur le vaccin est mondiale et on assiste au diktat des fournisseurs », rappelle-t-il expliquant que ces derniers « ont intérêt d’ouvrir des marchés ça et là et donc ils ont chamboulé un peu le programme d’acquisition ce qui fait que nous ne recevons plus selon de vaccin le planning d’action initialement établi ».

Toutefois, il rassure que les choses vont être débloqué progressivement dans les tous prochains jours. Il ne faut pas

A la question de savoir quelle attitude à prendre par rapport au vaccin astrazenecca, boudé par ailleurs par les Algériens, le directeur de l’IPA conseille de conforter l’action de sensibilisation au sein de la population qui s’impose face à une situation critique qui ne laisse pas le choix.

« Une personne vaccinée est un vecteur de transmission en moins », avertit-il et pour cela il recommande aux citoyens de s’inscrire sur la plateforme de vaccination car, dit-il, « Il y a péril en la demeure ».

PARTAGER