Législatives du 12 juin : un délai de 25 jours avant la date du scrutin pour remplacer les candidatures rejetées

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Législatives du 12 juin : un délai de 25 jours avant la date du scrutin pour remplacer les candidatures rejetées

Les partis politiques et les candidats indépendants en course pour les législatives du 12 juin disposent d’un délai de 25 jours avant le jour du scrutin pour remplacer les candidatures rejetées, et ce en vertu de l’article 207 de l’ordonnance portant loi organique relative au régime électoral.

En effet, l’article 207 de ladite loi stipule « qu’en cas de rejet de candidatures au titre d’une liste, de nouvelles candidatures peuvent être formulées dans un délai n’excédant pas les vingt-cinq (25) jours précédant la date du scrutin.»

Ce rappel intervient alors que plusieurs chefs de partis politiques, notamment Jil Jadid, MSP, El Bina, El Fajr El Jadid, Sawt Echaab ainsi que Ennahda, ont demandé « l’ouverture d’une enquête impartiale », lors d’une réunion tenue en début de semaine au siège de l’ANIE, après le rejet de leurs candidats dans plusieurs wilayas.

Le président de l’ANIE avait annoncé, en début de semaine un nombre 898 listes acceptées mais, qui incluent en leur sein un candidat rejeté, dont 462 listes présentées au titre de parti politique et 436 listes indépendantes. Mohamed Charfi avait précisé que « le rejet de certaines listes a été motivé par le fait qu’elles soient liées aux milieux suspects de l’argent et des affaires (1199 listes rejetées), aux personnes condamnées à des peines privatives de  liberté (281 listes) et au manque de documents requis (410 listes).» Toujours selon Mohamed Charfi, près de 700 dossiers sont en cours d’étude au niveau des tribunaux administratifs et du Conseil d’État

Mise en place une cellule de coordination

L’Autorité nationale indépendante des élections, a mis en place une cellule de coordination avec les partis politiques, dans le but d’aplanir les obstacles pouvant entraver les préparatifs des prochaines législatives.

Cette cellule sera chargée « d’encadrer les représentants des partis au sein des bureaux de vote et de suivre, en toute transparence, les différentes opérations de dépouillement, conférant ainsi davantage de crédibilité aux élections », affirme Mohamed Charfi. Il est à souligner que le maintien de cette cellule de coordination pour les prochains rendez-vous électoraux serait envisageable.