Souveraineté nationale: Fermeté sécuritaire, et absence culturelle

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Souveraineté nationale: Fermeté sécuritaire, et absence culturelle

La réunion de ce mardi du Haut Conseil de Sécurité, s’est soldée par l’annonce tant attendue du classement de la nébuleuse de Rachad et le mouvement séparatiste du MAK, comme organisations terroristes, une décision qui mettra fin aux hésitations et tergiversations politiques, ayant contribué à la promotion des clivages qui nourrit la fracture sociale et qui menace sérieusement l’unité de l’Algérie et son peuple.

Cette réunion coïncidait le même jour avec l’installation par la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, du conseil consultatif du patrimoine culturel, composé de prétendues personnalités du monde de la recherche et de représentants de la société civile et qui seront chargés de présenter des recommandations pour la préservation, la restauration, l’exploitation et la recherche scientifique.

Des concepts véhiculés par certains pour concrétiser des desseins inavoués, et les exemples ne manquent pas si on se réfère à un passé récent, avec le lancement des projets à la limite de la fiction, comme c’est le cas avec les projets de la restauration de la Casbah à Alger, au temps de l’ancien wali Abdelkader Zoukh, et le fiasco des restaurations des sites à Oran, qui ont bouffé des sommes considérables, au profit d’une poignée d’individus, bien liés à des agendas étrangers.
Comme la culture est l’un des instruments retenus par les officines étrangères pour véhiculer leurs projets de néocolonisation, il est important d’éplucher les dossiers des personnes retenues pour concrétiser les projets de défense du patrimoine national, en particulier avec les intérêts de l’Algérie et sa souveraineté en général. Ce qui n’est pas le cas avec la liste de la Ministre de la Culture, qui retiendra une association, signataire de la pétition à l’origine de la résolution condamnant l’Algérie sur le registre des droits de l’homme par le Parlement Européen, le mois de novembre 2020. Une association qui s’inscrit relativement dans le même projet que les Rachad et MAK, déclarés organisations terroristes, et constituant un danger et menace pour l’unité du peuple et la souveraineté territoriale du pays. Cette même liste comprend des personnes « proches » de l’approche néocoloniale, connues sur la scène culturelle et artistique nationale. Malika Bendouda, est-telle consciente de ces données, ou navigue-telle dans les effets d’annonce, sans stratégie efficiente, pour promouvoir le patrimoine algérien ?

A première vue, notre ministre de la Culture, semble dépassé, et donne l’impression d’ignorer la portée de booster le sentiment patriotique via la culture, comme l’atteste sa visite au siège d’une association à Oran, une association signataire également de la pétition à l’origine de la résolution du parlement européen, condamnant l’Algérie sur le registre du respect des droits de l’homme.
La ministre avait été précédée par le conseiller à la présidence chargé du mouvement associatif, Nazih Beramdane, qui se rendra aussi au siège de cette association, proche des chancelleries étrangères.
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