Formation du Gouvernement: Le dilemme des noms proposés par les partis politiques

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Formation du Gouvernement: Le dilemme des noms proposés par les partis politiques

Même si le Président de la République Abdelmadjid Tebboune avait accordé une semaine au nouveau Premier Ministre, Aymen Benabderrahmane, l’ancien ministre des Finances du gouvernement Djerad, il en demeure que ce dernier est pris en otage par le facteur temps et les ministres proposés par les formations politiques, représentées dans la nouvelle APN, issue des législatives du 12 juin dernier, et désireuses de faire partie du nouvel Exécutif, à l’instar du FLN, RND, Front El Moustakbal, et El Binaa.
Pour ce qui du temps, la composante du   gouvernement devrait être connue, avant les délais accordés par la Constitution pour la tenue de la première réunion de l’APN, prévue le 8 juillet prochain.
Une tâche ardue, dans la mesure où les CV proposés sont loin de satisfaire le président de la république et son nouveau premier ministre, tenus par l’obligation de redresser la situation socioéconomique du pays, et relancer la machine des réformes nécessaires à la concrétisation du programme du président promis au peuple algérien lors de sa campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre 2019.

Algérie54 avait déjà annoncé la couleur, lors de l’hospitalisation du président Tebboune,sur les limites du désormais ancien Premier Ministre Abdelaziz Djerad, et son staff gouvernemental, à bien concrétiser la feuille de route du locataire du Palais d’El Mouradia.
Excepté, les ministres des Affaires Étrangères, de la Communication, de la Transition Énergétique, dont le plan d’action était transparent et clair, il en demeure que le reste du staff, naviguait à vue, et baignait dans le discours populiste, faisant les affaires d’El Isaba et ses instruments bien ancrés dans les différents paliers de l’administration algérienne et étouffent toute velléité à l’amélioration du cadre de vie de citoyens.
Même l’entourage du président de la république, censé porter à bras le corps le projet du président, a failli dans sa majorité, à l’instar du projet de l’émergence de la société civile comme contre-pouvoir.
Aujourd’hui, les noms proposés par le RND et le FLN, exceptés, quelques compétences, que personne ne peut critiquer le parcours ou la maîtrise, sont loin d’augurer l’optimisme requis et voulu par le président Tebboune pour remettre l’Algérie sur rail.
On ne peut nullement être satisfait de voir dans un gouvernement un certain Moundir Bouden , un proche d’Ahmed Ouyahia proposé par le RND, ou un certain Abou El Fadl Baadji, dont la candidature avait été rejeter lors des dernières législatives, postuler aux portefeuilles ministériels. Ça sera la contre-révolution à partir du gouvernement pour mettre en échec le programme du président Tebboune, sachant que la majorité des noms proposés par le RND et le FLN, soutenait le programme du candidat Azzedine Mihoubi, ce qui confirme le peu d’engagement de ces derniers pour la réussite de la feuille de route Tebboune